samedi 29 décembre 2012


Mercredi 26 et jeudi 27 décembre.
Noël est fini, on reprend la route. Bye-bye Atacames! À un moment on quitte la grande route pour en prendre une plus petite qui longe l'eau par moment et puis hop! cette route devient une trail de gravelle pour environ 20km. Nous sommes complètement dans le bois et on traverse des petits villages de rien du tout. Wow! Et une fois revenus sur l'asphalte, ça roule super bien. Les routes ici sont vraiment belles. Pour un petit pays comme l'Équateur, c'est surprenant. À plusieurs endroits, on voit qu'elles ont été refaites et il y a aussi des travaux pour élargir les voies. Sur le long de la mer, on voit aussi des petits complexes prendre forme tranquillement. Des lots, des maisons ou encore des unités de condo à vendre. Le pays semble vouloir développer de plus en plus l'aspect touristique autre que les Galapagos. Et avec raison car il a beaucoup à offrir.
Nous sommes arrêtés dans la ville de Montecristi, réputée pour ses chapeaux de pailles fait à la main. Un chapeau extrafino peut se vendre jusqu’à 300$. Cest fait par des artisans de la région. Leur chapeau sont vendus à travers le monde. On arrive dans le village de Canoa vers 15h30 mais le temps de trouver un hôtel et de nous installer puis on part marcher sur le bord de la mer. Seulement dans ce village-ci, 63 petits hôtels en tout genres. Les gens voient qu'il y a un potentiel touristique et chacun transforme sa maison en lieu d'hébergement. Le soir venu, on marche tranquillement quand Jean voit sur la rue des motos enduro (désolé mais le prochain passage va intéresser plus les gens de motos!). On s'approche et il doit y en avoir une douzaine et toutes pour la plupart des Husaberg et des Husqvarna. Mon chum est sous le choc. Des motos de ce genre ici? On s'approche d'eux puis Jean commence à poser des questions.
Il s'avère que ce sont tous des gars de Quito qui font de l'enduro. Ils sont partis d'Atacames jusqu'ici en passant par des trails. Fabian, un des gars, est le distributeur des ces marques, plus Ducati et Triumph, pour l'Équateur. Et non seulement ça mais dans le lot de motos, une des Husaberg est celle que Graham Jarvis, champion du monde d'enduro, a utilisée ici lors d'une course enduro extrême. Là Jean n'en revient juste pas! Il est "flabergasté" comme on dit!
Les gars nous invitent à se joindre à eux pour souper. De leur côté, ils trouvent super le genre de voyage que l'on fait. Fabien nous dit que si jamais on veut revenir rider dans la région, pas de problème pour avoir des motos. Il va nous arranger ça. Il va aussi envoyer à Jean la liste des courses qu'il y a en Équateur dans l'année. En tout cas, des gars vraiment sympathiques. Une soirée qui s'annonçait tranquille a finalement été au-dessus des attentes de mon chum!
Jeudi, on continue notre descente vers le sud. On décide d'arrêter pour la nuit à Santa Elena. Jean pitonne sur son GPS pour un hôtel alors on suit les indications qui nous amènent sur une petite rue vers le bord de l'eau puis qui devient un petit chemin de gravelle. On se demande bien où on va comme ça quand finalement on arrive en haut d'une côte. Et là, en voyant la place, on se dit que ça va pas être donné. Effectivement. La chambre est à 80$. Jean dit que c'est au-dessus de notre budget et lui mentionne que le plus que nous payons est 40$. La réceptionniste nous demande d'attendre, prend le téléphone puis appelle son supérieur qui lui dit que c'est ok à 40$! Super! Et encore plus super quand on voit la chambre! Une grande chambre tout en bois, trois lits dont un double à baldaquin, un coin salon, une belle chambre de bain et un balcon. Wow! Le grand luxe quoi! On s'installe puis on fait le tour de la place. C'est un endroit magnifique sur une falaise sur le bord de la mer avec salle à manger et piscine qui donne vue sur l'eau et la salle à manger est aussi un musée maritime avec pleins d'artefacts anciens. Pour les clients, un escalier en zigzag descend directement à la plage. Bref c'est un endroit parfait. Évidemment on se doute bien que le repas sera au-dessus de notre budget mais c'est pas grave car le jour de l'an arrive. Alors nous nous sommes payé la traite avec des immenses crevettes pour Jean et pour moi un poisson façon Cordon Bleu (poisson farci de jambon de Parme et de fromage). Le tout était accompagné d'une excellente Sangria et délicieux. Vive la bouffe!
 







Pause diner au resto de José Manuel, un monsieur bien gentil.
 
Même les vaches aiment venir chez José Manuel!
 
Les chapeaux de Montecristi.
 
Un vendeur de crabes de rivières. Rien de mieux que le vélo pour la livraison!

 
Nos motos dans la cour de l'hôtel à Canoa.
 
Des méthodes de construction qui diffèrent des nôtres.

 
La fameuse Husaberg de Graham Jarvis. Mon chum ne se pouvait plus!
 
Jean, Chantal, Juan et Florian.
 
Photos de l'hôtel Farallon Dillon où on a dépensé un peu plus que notre budget habituel!








 

 

 
 
 
 

Dimanche 23, lundi 24 et mardi 25 décembre.

Ce dimanche matin, dernière sortie pour les Galapagos. À six heures, nous sommes tous dans le pneumatique pour une visite sur Mosquera, une île minuscule au nord de l'île Baltra où est situé l'aéroport. Vit à cet endroit une colonie de lions de mer et il y a plusieurs petits. Ils sont tellement mignons qu'on aurait tous le goût de les serrer dans nos bras mais ils est formellement interdit de les toucher.

On en profite pour faire les dernières photos puis on prend notre ultime petit-déjeuner sur le Guantanamara. Une fois à l'aéroport, chacun se fait la bise et se souhaite bon voyage. Je me suis lié d'amitié avec Amy, une fille du groupe qui vient de l'Oklahoma. Une fille super gentille et intéressante dans la fin trentaine. Nous nous sommes fait un gros câlin et qui sait, peut-être qu'on se rendra visite un jour?

24 décembre, veille de Noël. On prend la route puis on se dirige vers la côte ouest du Pacific. Nous avons décidé de descendre une partie de l'Équateur en longeant la mer. L'hôtel est déjà réservé dans la petite ville d'Atacames. À environ 20km de Quito sur notre chemin, nous nous arrêtons à Mitad del Mundo, le temps de prendre quelques photos. À cet endroit précis, la latitude est à 0"0"0". C'est la ligne de l'équateur, la ligne qui divise le nord du sud.

À mesure que nous avançons vers la côte, à mesure les gens changent. Je veux dire par là que la couleur de la peau est plus noire et que la physionomie du visage change aussi pour laisser place à des traits non andins mais africains. Et c'est un ambiance plus Caraïbes. Sur le bord des routes, beaucoup de petits kiosques qui vendent des fruits et légumes de toutes sortes : bananes, oranges, papayes, mangues, tomates, oignons, patates, plantain, etc. Le choix est abondant vu le climat tropical.

Yolanda, la dame qui tient l'hostel, est d'origine Suisse. Elle nous accueille chaleureusement et parle un peu français. Pour la veille de Noël, un cocktail et de la nourriture ont été préparés pour les résidents de l'hostel qui pour la plupart sont tous des jeunes de différents pays, la majorité européens. Un toast est porté puis vers 22h, Jean et moi allons au lit même si la fête continue. Nous sommes brûlés après avoir plus ou moins bien dormi dans le bateau!

Joyeux Noël! Et oui déjà le 25 décembre. On en profite dans la journée pour faire du lavage puis on se promène sur la rue qui longe la plage où il y a beaucoup de locaux qui sont venus pour la journée de Noël. Ici à tous les dix pas, on trouve un petit boui-boui qui sert de la bouffe ou un resto. Il y a également plusieurs hôtels mais tous ne sont pas super occupés. Même si c'est le temps des fêtes, la période la plus achalandée reste l'été. Yolanda, la proprio de l'hostel nous disait que le salaire moyen dans cette région est de 300 $ par mois. Pas étonnant que chacun essaie de faire un sou ou deux ici et là. Mais les gens ici ne semblent pas stressés pour deux sous. Ils marchent d'un pas nonchalent. Complètement le contraire de nous en ville. Ce qui n'est pas plus mal.

Le soir, Jean et moi on se paye la traite dans le meilleur resto de la ville. C'est Nowel après tout! Au lieu de tourtière et de ragoût de pattes de cochon, on mange des crevettes et du poisson grillé. En guise de bûche, on mange un délicieux Tiramisù. Et pour se rendre au resto, pas de bottes et de grosses doudounes. On marche tranquillement dans les rues en shorts et en gougounes. Non, on ne se sent vraiment pas dans le temps des fêtes! Alors je résume le repas : un smoothie aux bananes pour Jean et une eau minérale pour moi, une salade en entrée, une assiette de crevettes pour Jean et poisson grillé pour moi, un tiramisù pour nous deux et un café pour Jean. Le tout étant tout à fait délicieux avec un serveur très gentil. Et pour la modique somme de combien ???
- 40$ ?
- 50$ ?
- 60$ ?
Non! Le tout pour la modique somme de 29.75$. Moins cher que deux assiettes de  quart/poitrine chez St-Hubert! JOYEUX NOËL À TOUS!

Un dernier saut avec nos amis des Galapagos le matin avant notre départ.






Avec Amy, une chic fille de l'Oklahoma.

 
Même en Équateur il y a des magasins Aldo!
 
La Mitad Del Mundo, où la latitude est à zéro.

 
Jean qui se change dans le parking! Excusez-le!
Les fruits et légumes en abondance sur le bord de la route.
 
 
Pour ma collection de photos de toilette!
L'Hostal Chill Inn à Atacames.

 
Je veux des bonbons sinon je crie et je pleure, na!
 
Qui veut des beaux poulets!


 
 
 
 

mardi 25 décembre 2012


Vendredi 21 et samedi 22 décembre.

Vendredi 21, il y a deux choses : c'est supposé être la fin du monde et c'est aussi ma fête!!!
Ce matin, on part vers Tagus Cove, sur l'île Isabela, pour une petite marche en hauteur avec un point de vue imprenable sur les lacs et les volcans autour. Et il fait assez chaud merci. On en profite pour faire une photo de groupe avec en toile de fond un lac de couleur turquoise.

Dans la deuxième partie du matin, "snorkeling" mais cette fois Jean y va et moi je reste à bord car j'ai un feu sauvage de l'amour qui déforme pratiquement toute ma lèvre inférieure. Le soleil et la mer ont eu raison de ma babine! Jean lui a vu plein de tortues de mer. Le chanceux!

En après-midi, nous allons sur l'île Fernandina à Punta Espinoza. On devrait plutôt appeller ça Punta Iguana tellement il y a d'iguanes de mer. Il y en a des centaines et des centaines. On doit regarder où l'on marche pour ne pas en écraser un. Les mâles sont énormes et plus colorés que les femelles et ils ont un look plus punk avec leur pics sur la tête. Ils sont vraiment marrants. Ils se nourrissent d'algues et quand l'eau est à marée basse, ils en profitent pour aller sur les roches volcaniques et manger l'algue qui est sur les roches. Les femelles pondent sur la plage en creusant un trou pour y déposer leur oeufs, un peu comme les tortues. Et comme les tortues, dès leur naissance, les petits iguanes sont autonome. Ils n'ont pas besoin de leur maman. Ils sont par contre des proies faciles pour les prédateurs.

On a aussi vu des lions de mer dont un petit de deux ou trois semaines tout au plus. Il était tellement mignon, surtout lorsqu'il criait! Et il se déplaçait gauchement, comme les chatons! On voulait tous l'emporter avec nous!!!

Le soir au souper, Mike (un des passagers) et moi avons eu droit à un gros gâteau de fête. Eh oui! Nous étions deux à fêter notre anniversaire le 21!

Samedi 22, dernière journée complète sur le Guantanamera. Journée plutôt tranquille de marche sur la plage et d'observation de faucons, de pélicans bruns et de lions de mer. Et on a encore vu des bébés lions de mer. Ils sont tellement cuuuuute! Et puis il y a eu aussi trois sorties de "snorkeling". Demain, c'est le retour vers l'île de Baltra où nous reprenons l'avion pour Quito. On a hâte de reprendre la route en moto!
 
Randonnée sur l'île de Tagus Cove.


 
Punta Espinoza, l'île aux iguanes marins.


 
Les faucons des Galapagos.




Et les lions de mer. Vraiment trop beaux.




 
Les amis du bateau qui font les fous.
 
Le Feu Sauvage de l'Amour...Ne riez pas!